Je vous invite à venir me rencontrer, à aller à la découverte d’un art de la céramique, pratiqué dans la tradition des techniques anciennes des faïences de grand feu du 17ème et 18ème siècle et qui devient rare...
Et à toutes fins utiles, rappelez vous comme le disait Tristan Bernard :
« La meilleure façon de faire cesser toute tentation, c’est de l’assouvir ! ».
Lorsque le 1er janvier 1978, j’ai repris l’Atelier de mes parents (mon père Jean-Marie Gautier – sculpteur céramiste et Renée Marie décoratrice), créé en 1931, l’axe principal était donné sur les services de table et accessoires culinaires en faïence décorés de motifs du XVIème siècle, XVIIème siècle, XVIIIème siècle sur les poteries régionales réfractaires. Et puis vint vite la mode du grès que nous avons suivi avec originalité dans les formes, dans la finesse du grain, pour ne pas fusiller l’argenterie et le flammé vitrifié se démarquant aussi des « vaisselles de grande surface ».
« Qualité – originalité – pérennité » telle est ma devise.
Villeroy – Bosch entre autres diversifiant leur fabrication de porcelaine sanitaire vers l’art de la table, j’ai opté d’augmenter sensiblement la variété des objets de décoration haut de gamme : les décors très sophistiqués des XVIIème siècles et XVIIIème siècles étaient difficilement reproductibles en chromos et très couteux pour eux. J’ai diversifié l’art de la table et varié l’article cadeau petit budget. Je propose une gamme de grès de couleurs variées, satinées ou brillantes très fins donc très léger aux formes « design classique », au toucher « peau de pêche » pour « capter » une autre clientèle et surprendre celle qui est fidèle depuis trois générations ou plus !
J’ai toujours maintenu le travail sur commande pour satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante ou désirant se démarquer du produit « grand public » que l’on retrouve chez tout le monde. Il y aura toujours un public pour le travail bien fait et des amateurs éclairés (+ ou -) pour les objets artisanaux. Par contre, mes amateurs de décors à main levée sur émail cru, auront-ils toujours le même pouvoir d’achat ? j’en doûte. La pratique des paiements échelonnés sans frais et sans limite de temps, en ce qui me concerne se vulgarise de plus en plus : ma complicité du coup de coeur fidélise l’intéressé.
Je perdure car je « surfe » suivant l’air du temps un minimum sans perdre mon âme, sans me démarquer de ce qui fait mon image de marque : la recherche de l’excellence beauté – solidité et la relation chaleureuse et attentive faîte d’écoute et d’humanisme qui caractérisaient les boutiques d’antan. (Nombre de mes clients sont devenus mes amis).
Et je ne compte pas mon temps pour expliquer les différentes techniques de fabrication et d’émaillage aux passants et clients, et connais régulièrement grand succès aux conférences données qui débordent toujours et très largement le « timing » prévu. Les échanges sont de vrais instants de bonheur pour qui sait les goûter : plus on donne, plus on reçoit :
« Nous méritons toutes nos rencontres. Elles sont accordées à notre destinée et ont une grande signification qu’il appartient à chacun de découvrir » (St Exupéry) et la boutique du potier est toujours le dernier salon ou l’on cause ...